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  • : Campo Stellae (Le champ des Etoiles)
  • Campo Stellae (Le champ des Etoiles)
  • : Je suis Pèlerine et Citoyenne d'un monde que je parcours en tous sens depuis des années. Par mes récits, croquis ou aquarelles, fictions, photos, carnets de voyages, je laisse ici quelques traces des mondes réels ou imaginaires que je traverse...
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pour suivre mon cheminement,
par le "CAMINO FRANCES" 
jour après jour,
choisissez les étapes
dans la liste ci-dessous :

Le 1er jour :
Monfort/Habas
Le 2ème jour :
Habas/Sauveterre
Le 3ème jour :
Sauveterre/ Saint-Palais
Le 4ème jour :
Saint-Palais/Ostabat
Le 5ème jour :
Ostabat
Le 6ème jour :
Ostabat/Bussunarits
Le 7ème jour :
Bussunarits/St-J-Pied-de-Port
Le 8ème jour :
St-Jean-Pied-de-Port/Hunto
Le 9ème jour :
Hunto/Roncevaux
Le10ème :
Roncesvalles/Viscaret
Le 11ème jour :
Viscaret/Zubiri
Le 12ème jour :
Zubiri/Pamplona
Le 13ème jour :
Pamplona/Uterga
Le 14ème jour :
Uterga/Lorca
Le 15ème jour :
Lorca/Estella
Le 16ème jour :
Estella/Villamayor
Le 17ème jour :
Villamayor/Los Arcos
Le 18ème jour :
Los Arcos/Viana
Le 19ème jour :
Viana/Navarrete
Le 20ème jour :
Navarrete/Najera
Le 21ème jour :
Najera/Santo Domingo
Le 22ème jour :
Santo Domingo/Belorado
Le 23ème jour :
Belorado/S-Juan-de-Ortega
Le 24ème jour :
S-Juan-de-Ortega/Burgos
Le 25ème jour :
Burgos/Hornillos
Le 26ème jour :
Hornillos/Castrojeriz
Le 27ème jour :
Castrojeriz/Boadilla
Le 28ème jour :
Boadilla/Carrion
Le 29ème jour :
Carrion/Calzadilla de la C.
Le 30ème jour :
Calzadilla/Sahagun
Le 31ème jour :
Sahagun/Calzadilla de los H.
Le 32ème jour :
Calzadilla/Mansillas
Le 33ème jour :
Mansillas/Leon
Le 34ème jour :
Leon/Villar de Mazarife
Le 35ème jour :
Villar de M./Hospital de Orbigo
Le 36ème jour :
Hospital de Orbigo
Le 37ème jour :
Hospital de Orbigo/Astorga
Le 38ème jour :
Astorga/Rabanal
Le 39ème jour :
Rabanal/Riego de Ambros
Le 40ème jour :
Riego/Cacabellos
Le 41ème jour :
Cacabellos/Vega de Valcarce
Le 42ème jour :
Vega/Hospital da Condesa
Le 43ème jour :
Hospital da Condesa/Triacastela
Le 44ème jour :
Triacastela/Sarria
Le 45ème jour :
Sarria/Portomarin
Le 46ème jour :
Portomarin/Palas de Rei
Le 47ème jour :
Palas de Rei/Ribadiso de Baixa
Le 48ème jour :
Ribadiso de Baixa/Santa Irene
Le 49ème jour :
Santa Irene/Santiago
Le 49ème jour (suite) :
Santiago de Compostelle
Le 50ème jour :
SANTIAGO DE COMPOSTELLA
Le 51ème jour :
Santiago/Negrera
Le 52ème jour :
Negrera/Olveiroa
Le 53ème jour :
Olveiroa/Finisterra

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 11:40

Un ami internaute (mais pas seulement) a regretté dans mon avant-dernier article qu'on n'en voit pas davantage de mon petit patio... alors je vous le livre en grand.

 

patio-juin2011.jpg

 

La photo a été prise il y a quelques jours et, depuis, la petite chatte isabelle que vous apercevez sur le fauteuil gris en bas à gauche a mis au monde 4 jolis petits chatons. Je vous les présenterai aussi dans quelques jours, lorsqu'ils auront ouvert les yeux...

 

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Published by Martine, Pèlerine et Citoyenne du Monde - dans Vie privée
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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:59

J'ai "rencontré" l'Afrique en 1967, l'Afrique du Nord, la Tunisie, mais déjà un continent qui me parlait... qui me parlait. Et puis j'ai découvert aussi l'Afrique noire, celle de nos ancêtres dirait Lucy, celle du passé de tous les hommes. Et depuis ce jour là, c'était le Gabon, c'était en 1985, l'Afrique m'a innoculé son virus, celui dont on ne guérit pas, celui qui fera de nous, si l'on s'éloigne d'elle trop longtemps... un rénégat.

 

J'ai quitté l'Afrique voilà déjà 4 ans, et l'Afrique me manque. Me manquent l'air putride des marchés de Lagos au Nigéria, le sable brûlant des plages de Saint-Denis face à Libreville au Gabon, le clapotis de l'eau sous les planchers lacustres de Ganvié au Bénin, les pit-pit des chauves-souris quand la nuit tombait sur Lomé au Togo... J'ai vécu des moments douloureux durant les mois qui ont précédé mon départ de Luanda, et pourtant l'Angola me manque aussi.

 

 

J'ai des fourmis dans les jambes, il faut que je reparte vite...

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Published by Martine, Pèlerine et Citoyenne du Monde - dans ANGOLA
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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 12:53

37° avant-hier, 40° hier, il fait chaud, très très chaud... alors, contrairement à ce qui se fait habituellement, moi j'ai ouvert toutes les fenêtres parce que ma maison n'a pas de volets, juste des immenses baies vitrées. Mais il y a aussi, au centre de la maison, un patio à ciel ouvert où coule une fontaine. Lorsqu'on ouvre toutes les baies du patio la maison devient jardin, l'air circule, il y fait bon vivre.

 

coin-fleuri-patio.jpg

 

Je vous en fais découvrir aujourd'hui un tout petit coin fleuri...

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Published by Martine, Pèlerine et Citoyenne du Monde - dans Vie privée
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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 18:38

Ce jour-là le site était désert... les touristes avaient fui vers d'autres contrées qu'ils imaginaient plus sûres... La guerre plombait l'ambiance au Moyen-Orient, deux tours américaines s'étaient écroulées et dans le monde arabe on redoutait l'écho de cette déflagration tragique.

 

 

 

 

 

le-tresor-copie-1.jpg 

 

Cliquer sur l'image pour une vue du site à 360 degrés...

 

 

 

Pour ma part j'ai traversé le Sik comme si j'étais la première à découvrir, tout au bout, et pour la première fois : le Trésor. Une impression merveilleuse. Pas un bruit, ou si peu, et cet exceptionnel endroit pour moi toute seule (enfin... presque).

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Published by Martine, Pèlerine et Citoyenne du Monde - dans JORDANIE
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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 13:07

Pour faire plaisir à Valentine qui me réclamait ce matin une petite aquarelle...

 

aquarelle-LeMans1.jpg

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Published by Martine, Pèlerine et Citoyenne du Monde - dans Croquis et Aquarelles
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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 16:29

Juste pour marquer le jour de mon anniversaire d'une trace parfumée...

 

rose-tendre.jpg

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 13:19

Evidemment, il n'y a pas de 1er Mai sans Muguet, voici mon brin de muguet, cueilli dans mon jardin, symbole d'amour, à l'origine, dès la Renaissance...

 

muguet2011.jpg

Si le premier mai est un jour férié en France, c'est officiellement pour fêter le travail. Le premier mai est également le jour du muguet, sans qu'il y ait de lien direct entre la fête des clochettes printanières et la journée des revendications ouvrières. Voici l'histoire du premier mai, ses traditions et ses origines.

La fête du muguet

Une fête de l'amour

On dit que la tradition de s'offrir du muguet remonterait à la Renaissance, époque où Charles IX aurait lancé cette mode après en avoir reçu un brin lors d'un premier mai... Ce qui est certain, c'est qu'au XVème siècle, le premier mai était une fête de l'amour, durant laquelle les princes et les seigneurs se rendaient en forêt pour couper des rameaux qui servaient ensuite à décorer les habitations. Ils fabriquaient également des couronnes de feuillages et de fleurs pour les porter et les offrir à la personne aimée. Une survivance de ces coutumes perdure encore dans de nombreuses régions : l'arbre de mai. Il s'agit d'un arbre coupé que l'on dépose devant une maison dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Selon les régions, cet arbre sera offert à l'élu local pour l'honorer, ou aux jeunes filles célibataires, comme dans l'est de la France. Le fait de déposer l'arbre devant la maison des jeunes filles est l'occasion d'un certain chahut pour les jeunes gens qui y participent !

 

Le Muguet, fleur du bonheur

Fleur de printemps par excellence puisque sa floraison intervient en mai, le muguet est traditionnellement une fleur qui porte bonheur. D'ailleurs, d'après le langage des fleurs, le muguet signifie "retour de bonheur"... On dit que celui qui trouve un brin de muguet à 13 clochettes sera tout particulièrement favorisé par le destin ! Le muguet est également associé aux grands couturiers, comme Christian Dior dont c'était la fleur fétiche. On retrouve d'ailleurs la senteur du muguet dans de nombreux parfums. Produit à grande échelle dans la région nantaise pour être vendu lors du premier mai, le muguet peut également être cultivé dans les jardins ombragés et frais, ou se trouver à l'état sauvage dans les sous-bois. Mais attention, le muguet reste une plante très toxique, et il ne faut porter à la bouche ni les feuilles, ni les fleurs, ni les fruits, ni même l'eau du vase. Prenez donc vos précautions avec les jeunes enfants attirés par le parfum suave des clochettes blanches. Quant à nos dromacartes muguet de 1er mai, elles sont absolument sans danger, pour les grands comme pour les petits !

Les usages d'autrefois

Autrefois, de jolies traditions étaient en usage pour le 1er mai. On organisait des "bals du muguet" où les jeunes filles étaient vêtues de blanc et où les jeunes gens fleurissaient leur boutonnière d'un brin de muguet. C'était le seul bal de l'année où les parents étaient bannis et où les jeunes se retrouvaient entre eux. Un vin liquoreux composé de vin de Moselle dans lequel des fleurs d'aspérule odorante (appelé aussi "faux muguet") avaient macéré faisait les délices de cette époque de l'année : le "Maitrank" ou "boisson de mai". On assurait qu'il suffisait d'y tremper les lèvres au 1er mai pour être heureux tout au long de l'année ! Au premier mai, aucune jeune fille, riche ou pauvre, ne serait sortie sans un brin de muguet accroché à son corsage ! On offrait du muguet à tous ceux que l'on aimait, famille et amis. Cependant, l'usage voulait plus particulièrement que le jeune homme offre du muguet à sa fiancée, et que tout l'entourage d'une jeune maman se manifeste au premier mai en fleurissant sa maison afin d'offrir au bébé un présage de bonheur.

 

 La fête du travail

Si la fête du travail a lieu le premier mai, c'est sans aucun rapport avec le muguet, même si les manifestants ont pris l'habitude récente de fleurir leur boutonnière du brin porte-bonheur au lieu de l'églantine rouge. La fête du travail commémore un 1er mai de 1886 où les syndicats américains appelèrent plus de 400 000 travailleurs à manifester pour l'obtention de la journée de huit heures. La date du 1er mai avait été choisie car beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable. Depuis, le premier mai est devenu le jour international des revendications ouvrières, donnant lieu à des défilés de travailleurs. En France, la journée de 8 heures a été obtenue en 1919, cependant le premier mai a continué d'être la journée des revendications salariales. Depuis 1941, c'est un jour chômé et depuis 1947, ce jour férié est payé pour tous les travailleurs. Pour ceux que leur métier oblige à travailler malgré tout (personnel des hôpitaux, de l'hôtellerie), le salaire est généralement doublé. En 2011, le 1er mai tombe un dimanche, ce qui évidemment n'arrange pas l'immense majorité des salariés qui ne travaillent pas le dimanche. Reste la possibilité de profiter de la tolérance qui est faite aux particuliers et aux organisations diverses, de vendre librement le muguet sans aucune formalité ni taxe, uniquement le jour du 1er mai.

 

source : magdromadaire

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 17:33
"De mémoire d'acacia érioloba ... et de républicains sociaux"
 

A l’origine je n’étais qu’une brindille, poussée là par hasard, une incohérence, une aberration, le fruit d’une incroyable coïncidence qui rassembla contre toute vraisemblance, les vents propices, l’eau salvatrice et une graine qui ne demandait qu’à germer dans ce désert du Namib, le pire de tous, où la moindre touffe d’herbe, poussée en une nuit, se meurt en quelques heures, dès le lever du jour faute d’humidité et sous un soleil qui brûle tout jusqu’aux pierres et au sable rouge. Seule la Welvitchia Mirabilis résiste à ce régime, captant la moindre goutte de rosée la nuit et résistant le jour à l’écrasante chaleur. Moi je n’étais qu’une improbable tige vouée à la sècheresse… mais j’ai résisté, aussi bien qu’elle et, unique et isolé à des lieues à la ronde, j’ai développé ma ramure, étendu mes branches frêles, raidit mon tronc gracile jusqu’à devenir ce petit acacia fringant bien que fragile qui tendait ses bras vers le ciel, en guise de prière ou de remerciement et qui finalement reçu le plus gratifiant des dons des dieux…

 

Alors que je n’étais encore qu’à l’aube de ma vie un premier occupant vint se nicher sur l’une de mes branches maîtresses. Une boule de plumes rousses perchée sur deux pattes du même bleu que le bec et le ciel. Après de longs mois de solitude bercée par les vents sableux et tournoyants du désert je fus tout ragaillardi par cette nouvelle présence et cette cohabitation ne cessa de m'enchanter durant les jours qui suivirent. Mon nouveau locataire était très actif, il ramenait à une cadence folle des brindilles de paille qu’il trouvait dieu sait où ! Il s’épuisait en des allers-retours qui le tenaient parfois de longs moments éloigné de moi, j’ai même craint souvent qu’il ne revienne pas. Surtout ce jour de la saison des pluies où l’eau si rare tombant en trombes me fit croire un instant qu’elle allait noyer le désert. Je m’inquiétais pour mon petit ami craignant qu’il n’ait su trouver refuge… et puis je le vis revenir un matin où le bleu du ciel avait reprit tout l’espace disponible. Mais il n’était plus seul ! Une femelle l’accompagnait. Ils s’activèrent ensemble comme je l’avais vu faire seul les jours précédant la grande pluie. En quelques jours je vis fleurir un nid douillet au creux de mes branches, un nid extraordinaire, un vrai chef-d’œuvre, une boule de paille jaune avec en son centre, au-dessous, une petite entrée toute ronde où je vis enfin mon couple d’amis pénétrer et ne plus en sortir pendant quelques temps. Puis mon ami reprit ses vols diurnes, je m’inquiétais pour sa compagne… était-elle souffrante ? Je le vis revenir chargé non plus de brins de paille mais le bec orné de moustiques et d’insectes de toutes sortes. Cela me sembla rassurant… Après quelques lunes supplémentaires j’entendis un matin un gazouillis étrange. Je compris que mes amis avaient fondé une petite famille et je me mis à surveiller avec impatience l’évolution de ces nouveaux petits colons. J’entendais bien qu’ils prenaient force et j’assistais enfin, un beau matin avec une surprise mêlée d’émerveillement à leur premier envol.

Je me sentais aussi fier d’eux que leurs propres parents. C’étaient mes petits, je n’était plus seul dans ce désert trop grand, j’avais moi aussi une famille.

Je ne me doutais pas encore que celle-ci allait vite s’agrandir pour mon plus grand bonheur ni ne me doutais de l’ampleur que prendrait finalement leur petit chef-d’œuvre. En une saison j’assistais ainsi à l’éclosion de plusieurs couvées et bien sûr à l’extension de leur résidence. Le nid s’étendait maintenant à plusieurs de mes branches qui lui servaient d’assise. Un nid en tout point identique à celui du début mais dont les entrées multiples correspondaient à autant de nouvelles chambres douillettes. Je réalisais, en en suivant avec attention la construction, combien l’entreprise était magnifique. Non seulement chacun des individus de cette petite colonie avait son propre logis de jour avec sortie sur l’extérieur mais il disposait aussi pour la nuit d’un abri plus profondément enfoui à l’intérieur et correspondant avec les autres chambres par des galeries ingénieuses réparties équitablement dans l’ensemble. En virtuoses de l’architecture avicole, mes petits compagnons avaient bien compris qu’ils devaient se protéger à la fois de l’écrasante chaleur et des rayons dangereux du soleil, et les cavités donnant sur l’extérieur répondaient à cette contrainte, mais ils devaient aussi se défendre du froid nocturne et des prédateurs et leur refuge impénétrable, au cœur du nid, leur offrait cette sécurité supplémentaire.

Les saisons sèches succédèrent aux saisons des pluies, mes petits amis s’étaient multipliés, le nid s’étendait maintenant sur une grande partie de ma ramure et lorsque j’avais le temps je comptais bien quelques trois cents pensionnaires volubiles qui me charmaient de leurs gazouillis enjoués. Le temps passait à une vitesse folle… de saison en saison j’étalais moi aussi mon branchage, il fallait bien assurer la sécurité de la colonie en développant une assise bien solide, car le nid grandissait… grandissait… il m’arrivait parfois de craindre qu’il ne s’étende plus vite que la pousse de mes nouvelles branches et que je croule sous son poids! Mais, avec mon aide et ma vigilance, les générations se succédèrent sans souci. Les années passèrent…

Et puis un jour funeste, jaloux sans doute de cette harmonieuse félicité, les dieux du ciel nous infligèrent une tornade infernale. Les vents soufflèrent jusqu’à s’essouffler, la pluie s’acharna avec une telle violence qu’elle pénétra jusqu’au cœur du nid, en déployant mon feuillage je protégeai mes petits du mieux que je pus mais lorsqu’au petit matin le soleil revenu éclaira la scène je découvris l’indicible : le nid, éventré, gisait à mes pieds. La plupart des membres de la colonie avaient disparus, seules quelques familles désespérées piaillaient en voletant autour du nid défoncé où quelques petits des dernières couvées restaient prisonniers des  rares chambres intactes. C’était un désolant spectacle et je ne pus retenir des larmes de pluie dégoulinant le long de mon tronc luisant. Je pris une grande goulée d’air, secouait doucement mes branches frissonnantes et fis comprendre à ceux qui restaient que la saison nuptiale qui commençait avec la saison des pluies annonçait le renouveau, qu’il fallait survivre à tout prix. Je ne pouvais imaginer reprendre ma vie de solitude comme avant leur arrivée. Ils devaient vite reconstruire leur nid l’étendre à nouveau tout autour de mes branches, le rendre plus solide encore et faire renaître cette petite république si sociale qu’ils avaient su créer à l’origine.

Mes petits « républicains sociaux » ne se découragèrent pas. Les survivants se démenèrent comme l’avait fait mon premier petit ami, le fondateur de leur république, quelques années auparavant. Je vis à nouveau les couples s’acharner à rétablir leur nid, mieux encore qu’ils ne l’avaient fait, arrimant, fixant solidement, structurant l’édifice, créant une charpente plus sûre et répartissant de façon équilibrée de nombreuses chambres encore plus douillettes, tapissées de duvets et d’herbes fleuries. Au fur et à mesure de la reconstruction du nid je vis revenir d’anciens membres de ma petite république, les femelles, par une sorte d’instinct grégaire pondirent jusqu’à six œufs par couvées et je vis jusqu’à neuf couvées par famille en une seule saison. L’avenir s’annonçait à nouveau florissant.

 

namibie-republicains-sociaux.jpg


A présent, après bien des lunes et des soleils, après bien des tempêtes et des tourmentes mes branches devenues plus denses, plus fermes, le nid est encore plus beau, plus grand, plus solide qu’il n’a jamais été et abrite en son sein pas moins de 500 républicains. Avec le temps j’ai su polir mon écorce jusqu’à la rendre assez lisse pour qu’aucun serpent ne puisse accéder sans retomber sur le sol jusqu’aux galeries qui abritent, la nuit, mes petits protégés. Mon tronc vénérable est devenu un roc sur lequel peut s’appuyer la merveille des merveilles, et même certains visiteurs trouvant l’endroit magnifique et sûr ont pris appui sur l’ensemble et y ont construit leur propre nid. Ces « commensaux » vivent en harmonie avec mes petits républicains si sociaux et, selon les saisons, il n’est pas rare que le fauconnet, le barbican, le tarier ou quelques mésanges, pinsons ou inséparables viennent cohabiter avec nous en bonne intelligence.

Et je me dis enfin,  vu mon grand âge, qu’il valait bien peut-être connaître l’heure infernale pour mieux goûter aujourd’hui à l’heure délicieuse du paradis retrouvé.

 

Martine, la pèlerine

Avril 2011

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 16:03

Un peu traditionnels, mes voeux n'en sont pas moins sincères...

  voeux2011rose.jpg

 

 

et pour réussir l'année 2011, comme pour réussir un bon gâteau, voici une recette qui vient de m'être transmise par un ami cher et que je m'apprête à concocter dès aujourd'hui pour pouvoir, comme il est conseillé, la savourer avec délicatesse dès demain !

 

Recette pour la nouvelle année :

 

. prendre 12 mois complets : les nettoyer de tous ressentiments et regrets

. les trancher en 28, 30 ou 31 morceaux,

. et incorporer dans chaque journée : une cuillère de patience et une louche de travail,    un zeste de courage et une pincée de confiance

. mélanger le tout avec de généreuses portions d'espoir, de fidélité, de générosité et de douceur,

. assaisonner le tout avec un soupçon de rêve, un bol de rire et une tasse de bonne humeur,

. verser maintenant la recette dans un grand bol d'amour

. et pour terminer, décorer avec un sourire,

. servir avec tendresse

 

Maintenant vous avez 365 jours pour la savourer avec délicatesse.

 

BONNE ANNEE 2011

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 10:20

Il y a un peu plus d'un an, j'étais entrée en contact avec Paulo Coelho afin de lui soumettre le manuscrit de "Campo Stellae" le récit de mon Chemin vers Compostelle. J'avais le secret désir de lui demander d'écrire une préface pour ce futur livre qui n'a pas encore officiellement vu le jour... Cela ne s'est pas fait, mais je viens de recevoir une gentille attention (qui modestement ne m'est pas seulement destinée mais adressée aussi à ses nombreux lecteurs dans le monde...) et j'ai pensé qu'en cette période de Noêl je pouvais aussi vous en faire "cadeau".

Paulo Coelho vit à quelques kilomètres de chez moi, dans les Pyrénées, près de Tarbes...

 

 

Rio de Janeiro, 15 de décembre de 2010

Très Chère Martine,

Afin de vous remercier pour le soutien reçu en 2010 et poursuivant la tradition des années antérieures, je vous envoie un conte de Noël que j'ai écrit pour les colonnes que je tiens dans plusieurs journaux du monde.

Que l'Univers conspire à la réalisation de vos désirs en 2011.

paulo chris

Paulo et sa femme Chris

 

 

 

LE SAPIN DE SAINT-MARTIN

 

La veille de Noël, le curé de l'église du petit village de Saint-Martin, dans les Pyrénées françaises, se préparait à célébrer la messe quand il commença à sentir un parfum merveilleux.

C'était l'hiver et les fleurs avaient disparu depuis longtemps, mais cet arôme agréable était là, comme si le printemps était apparu avant l'heure.

Intrigué, il sortit de l'église pour chercher l'origine de cette merveille et il trouva un petit garçon assis sur le seuil de la porte de l'école. À côté de lui était posé une espèce d'arbre de Noël

" Quel arbre superbe ! dit le curé. On dirait qu'il a touché le ciel, tant il irradie une essence divine ! Et il est fait d'or pur ! Où l'as-tu trouvé ? "

Le jeune garçon ne parut pas ravi par le commentaire du curé.

"C'est vrai que ce que je porte avec moi est devenu de plus en plus lourd à mesure que je marchais, et que ses épines ont durci. Mais cela ne peut pas être de l'or, et j'ai peur de la réaction de mes parents."

Puis le garçon raconta son histoire :

"Je suis sorti ce matin pour aller à la ville de Tarbes, avec l'argent que ma mère m'avait donné pour acheter un bel arbre de Noël. Et voilà que, traversant un hameau, j'ai vu une vieille femme solitaire qui n'avait pas de famille avec qui célébrer la grande fête de la chrétienté. Je lui ai donné un peu d'argent pour le souper, car j'étais sûr que je pourrais obtenir une remise pour mon achat.

En arrivant à Tarbes, je suis passé devant la grande prison, et j'ai vu un groupe de gens qui attendaient l'heure de la visite. Ils étaient tous tristes à l'idée de passer la nuit loin de leurs êtres chers. J'ai entendu certains d'entre eux dire qu'ils n'avaient même pas pu acheter un morceau de gâteau. À ce moment, inspiré par le romantisme propre aux gens de mon âge, j'ai décidé de partager mon argent avec ces gens qui en avaient plus besoin que moi. Je ne garderais qu'une toute petite somme pour le déjeuner ; le fleuriste est un ami de notre famille, il me donnerait certainement l'arbre, et je pourrais travailler pour lui la semaine suivante, pour payer ma dette.

Mais en arrivant au marché, j'ai appris que le fleuriste que je connaissais n'était pas venu travailler. J'ai tenté par tous les moyens de trouver quelqu'un qui me prête l'argent pour que je puisse acheter l'arbre ailleurs, mais ce fut en vain.

Je me suis convaincu que je réfléchirais mieux si j'avais l'estomac plein. Alors que je m'approchais d'un bar, un gamin qui semblait étranger m'a demandé si je pouvais lui donner une pièce, car il n'avait pas mangé depuis deux jours. Pensant que l'enfant Jésus avait dû quelquefois avoir faim, je lui ai remis le peu d'argent qui me restait et je suis rentré à la maison. Sur le chemin du retour, j'ai cassé une branche de sapin ; j'ai essayé de l'ajuster, de la couper, mais elle est devenue dure comme si elle était faite de métal, et c'est loin d'être l'arbre de Noël que ma mère attendait.

- Cher petit, dit le curé. Le parfum de cet arbre ne permet pas de douter qu'il a été touché par les Cieux. Laisse-moi raconter le reste de ton histoire :

Dès que tu as laissé la femme, elle a immédiatement prié la Vierge Marie, une mère comme elle, de te rendre cette bénédiction inattendue. Les parents des prisonniers, convaincus qu'ils avaient rencontré un ange, ont prié pour remercier les anges pour les gâteaux qu'ils avaient achetés. Le gamin que tu as rencontré a remercié Jésus car il avait calmé sa faim.

La Vierge, les anges et Jésus ont entendu les prières de ceux que tu avais aidés. Quand tu as cassé la branche du sapin, la Vierge a mis en elle le parfum de la miséricorde. À mesure que tu marchais, les anges touchaient ses épines et en faisaient de l'or. Enfin, quand tout fut prêt, Jésus a contemplé l'ouvrage, il l'a béni, et désormais quiconque touchera cet arbre de Noël verra ses péchés pardonnés et ses désirs exaucés. "

Et c'est ce qui arriva. La légende raconte que le sapin sacré se trouve encore à Saint- Martin ; mais sa force est si grande que tous ceux qui aident leur prochain la veille de Noël, aussi loin soient-ils du petit village de Saint-Martin, reçoivent sa bénédiction.

(Inspiré d'une histoire hassidique)

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